ALIMENTER LA RÉFLEXION pour comprendre la relation entre l’alimentation et la santé mentale

Publié le mardi 23 mai 2017

Pictogramme de cerveau composé d'aliments

L’École des sciences de la nutrition de l’Université d’Ottawa s’apprête à mettre sur pied un programme de recherche visant à mieux comprendre la relation entre l’alimentation et la santé mentale grâce à un don anonyme de 5$ millions de dollars. 

Le programme de recherche explorera l’existence potentielle d’un lien de causalité entre la nature des micro-organismes intestinaux et leur fonctionnement chez des individus souffrant de dépression, de troubles anxieux, d’hyperactivité ou de maladies du système nerveux, comme la maladie de Parkinson. 

Les chercheurs tenteront notamment de comprendre comment la consommation de certains aliments ou composés alimentaires influence les fonctions cognitives et mentales ainsi que la nature des liens entre le fonctionnement du système nerveux central et le microbiote intestinal. En dépit d’évidences multiples, la recherche en est encore qu’à ses débuts pour comprendre les mécanismes par lesquels l’intestin réagit à la consommation des différents aliments et comment cette réponse agit sur les fonctions cérébrales, le psychisme ou les comportements.  

« Nous sommes fiers et excités de pouvoir faire avancer ce champ de recherche en émergence de concert avec nos partenaires et collaborateurs de recherche au Canada et à travers le monde », a expliqué Hélène Perrault, doyenne à la Faculté des sciences de la santé. « Cet important soutien financier permettra de créer et de mener des équipes d’experts en recherche afin de faire avancer les connaissances sur le sujet à un niveau local ainsi qu’à l’échelle nationale et internationale. En comprenant mieux l’impact de la fonction ou de la composition du microbiote intestinal sur le continuum de santé mentale ou à l’inverse, comment les médicaments utilisés dans le traitement de certains troubles psychiatriques influencent l’absorption des nutriments et la composition du microbiote intestinal, les chercheurs apporteront des éléments substantiels à la prise en charge des affections mentales. Les résultats de ces recherches pourraient permettre de mieux adapter les recommandations autour des habitudes alimentaires en lien avec l’optimisation du mieux-être mental. »

Dotée du don de 5$ millions de dollars, l’École de sciences de la nutrition tâchera de soutenir les travaux de jeunes équipes de recherche en biochimie nutritionnelle et en biotechnologie des aliments, ainsi qu’en microbiologie et génomique nutritionnelles.

« Il est maintenant bien accepté qu’une alimentation saine peut aider à prévenir un large éventail de maladies chroniques qui affectent la santé des Canadiens », a ajouté Susan Tosh, directrice et doyenne associée de l'École des sciences de la nutrition à la Faculté des sciences de la santé. « En se concentrant sur les liens entre l'alimentation et le microbiome et ses effets sur le bien-être mental, nous allons ouvrir la porte à de nouvelles interventions et potentiellement influencer des changements concrets qui adresseront une préoccupation croissante dans notre société. »

Ce don généreux permettra d’offrir un soutien particulier aux équipes émergentes de recherche ainsi qu’à leurs boursiers post-doctoraux et leurs étudiants doctorants. Le don permettra également de porter un soutien direct à l’utilisation de méthodes d’analyse de pointe, tout en favorisant les échanges internationaux et les opportunités de réseautage.

Personne-ressource pour les médias :

Isabelle Mailloux-Pulkinghorn
Gestionnaire (intérim), Relations avec les médias
Cell. : 613-240-0275 
imaillou@uOttawa.ca

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