Découverte à l’Université d’Ottawa d’une piste de traitement contre la maladie d’Alzheimer

Publié le jeudi 19 mai 2016

Un éminent chercheur de la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa a découvert un nouveau traitement potentiel contre la maladie d’Alzheimer. Ce traitement reposerait sur l’utilisation d’un médicament qui bloque l’activité d’un récepteur cérébral contribuantà la maladie.

Le professeur Stephen Ferguson est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur le cerveau et le psychisme affilié à l’Institut de recherche sur le cerveau de l’Université d’Ottawa. Dans un article qui paru dans la revue Cell Reports, il présente les résultats de ses recherches, qui révèlent que le fait de bloquer le mGluR5, un récepteur de glutamate, a pour effet d’améliorer la mémoire et d’atténuer la pathologie neuronale chez les souris atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Les essais en laboratoire ont aussi démontré que le CTEP, un médicament, peut bloquer le récepteur mGluR5 et ainsi prévenir – voire renverser – la pathologie cellulaire associée à la maladie d’Alzheimer.

« Si son efficacité est démontrée chez les humains, le CTEP pourrait prévenir les pertes de mémoire », explique Stephen Ferguson. Aujourd’hui, le chercheur élargit ses recherches pour mieux comprendre le rôle du récepteur mGluR5 dans la pathologie de la maladie d’Alzheimer; il souhaite également déterminer de quelle façon le CTEP peut remédier au déclin cognitif des personnes atteintes de la maladie.

Le basimglurant, un analogue du CTEP, fait actuellement l’objet d’essais cliniques pour le traitement du syndrome de l’X fragile associé à l’autisme et aux dépressions majeures. Stephen Ferguson et son équipe de chercheurs de l’Université d’Ottawa espèrent pouvoir également utiliser ce médicament pour traiter la maladie d’Alzheimer.

« Nous avons observé des résultats encourageants en laboratoire, et nous souhaitons les approfondir au moyen d’un essai clinique novateur, poursuit le chercheur. La prochaine étape consiste à cerner la durée d’efficacité du médicament et à déterminer s’il agit différemment sur les femmes et les hommes. »

Stephen Ferguson s’est joint au Département de médecine cellulaire et moléculaire de l’établissement à titre de professeur titulaire en 2015. Le chercheur a choisi l’Université d’Ottawa en raison des travaux réalisés à son Institut de recherche sur le cerveau.

« La collaboration interdisciplinaire entre les chercheurs de l’Institut de recherche sur le cerveau a un effet extrêmement positif sur l’excellence scolaire et les résultats cliniques, affirme-t-il. Je me réjouis aussi du soutien et des investissements de l’Université d’Ottawa à l’endroit de ses jeunes scientifiques et professeurs. »

Personne-ressource pour les médias :

Mila Roy
Agente des relations médias
Université d’Ottawa
Cell. : 613-762-2908
Mila.Roy@uOttawa.ca

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