Les données des médias sociaux pourraient constituer une mine d’or pour la prévision des maladies mentales

Publié le mardi 1 mars 2016

Une équipe de chercheurs français et canadiens dirigée par Diana Inkpen, de la Faculté de génie de l’Université d’Ottawa, étudiera l’utilisation des données des médias sociaux pour aider à détecter et à surveiller les personnes présentant des risques de faire face à des problèmes de santé mentale. Ce projet a reçu une subvention de trois ans du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG).

De nos jours, les médias sociaux sont partout. Les internautes affichent, bloguent, gazouillent sur à peu près tout, y compris leur humeur, leurs activités et leurs interactions sociales. Grâce à des algorithmes novateurs, la professeure Inkpen et son équipe, formée de scientifiques de l’Université d’Ottawa, de l’Université de l’Alberta et de l’Université de Montpellier en France, prévoient d’utiliser les données massives tirées des médias sociaux et d’appliquer des méthodes de forage des données des médias sociaux du Web et d’analyse des sentiments pour repérer les personnes présentant des risques et surveiller l’état mental de la population.

« Nous étudierons un scénario d’application de notre modèle de prévision, qui servira à repérer les personnes présentant des risques dans les communautés en ligne. Le modèle sera également utilisé par des psychologues et des psychiatres pour cerner les variables liées aux principales maladies mentales », explique Diana Inkpen.

Les algorithmes élaborés dans le cadre de ce projet peuvent être adaptés à d’autres domaines (par ex. pour cerner les jeunes à risque ou les victimes d’intimidation au secondaire). L’équipe de recherche travaillera en partenariat avec l’entreprise canadienne Advanced Symbolic, qui assurera la collecte et l’échantillonnage des données tirées des médias sociaux. Ensemble, le groupe possède des connaissances spécialisées en traitement du langage naturel, en forage de données, en traitement des médias sociaux et en informatique médicale, tant en anglais qu’en français, ce qui constitue un atout rare, car la plupart des travaux actuels ne ciblent que l’anglais.

Lisez le communiqué de presse du CRSNGC

Personne-ressource pour les médias

Danika Gagnon
Agente des relations médias
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