Les engagements de l’Université d’Ottawa sur le climat aident à créer une économie plus verte au Canada

Publié le lundi 25 avril 2016

L’Université d’Ottawa, établissement de recherche de premier plan, investisseur responsable et partenaire communautaire, adopte une approche audacieuse pour lutter contre le réchauffement planétaire et aider le Canada à verdir son économie.

Le Bureau des gouverneurs de l’Université d’Ottawa a adopté ce soir le rapport Lutter contre le réchauffement planétaire : la réponse de l’Université d’Ottawa, qui décrit comment l’Université continuera d’endosser un rôle de chef de file dans le domaine des changements climatiques.  

« Nos efforts pour réduire l’empreinte carbone de l’ensemble de notre portefeuille de placements d’au moins 30 % d’ici 2030 sont en phase avec l’engagement national du Canada sur le climat. Cette stratégie réduira davantage les gaz à effet de serre qu’une approche centrée sur le désinvestissement dans l’industrie des combustibles fossiles. La solution aux problèmes climatiques réside dans la diminution des émissions de carbone dans toute l’économie », explique le président du Bureau des gouverneurs, Robert Giroux.

Le rapport de l’Université d’Ottawa présente le sommaire des travaux menés pendant dix-huit mois par le Comité des finances et de la trésorerie pour déterminer si, oui ou non, l’Université d’Ottawa devrait se désinvestir des combustibles fossiles. Lors de ses consultations, le Comité a entendu des témoignages de défenseurs du désinvestissement, a commandé des rapports d’experts, a passé en revue les politiques actuelles d’investissement à l’Université d’Ottawa, ainsi que les propositions de politique, et a examiné les pratiques exemplaires en vigueur dans d’autres établissements. Enfin, des groupes de discussion ont été organisés sur le campus pour offrir la possibilité à divers experts – universitaires, chercheurs et étudiants – d’exprimer leur point de vue.

Le Bureau des gouverneurs a demandé au Comité des finances et de la trésorerie de proposer une stratégie pour aider l’Université d’Ottawa à délaisser le secteur des combustibles fossiles pour se tourner plutôt vers des entreprises – canadiennes si possible – œuvrant dans la création et la vente de technologies de l’avenir, y compris les énergies renouvelables et autres solutions technologiques propres. Le Comité présentera annuellement au Bureau des gouverneurs un rapport de progrès.

Les initiatives décrites dans le rapport répondent aux trois priorités suivantes.

Trouver des solutions novatrices
En tant qu’établissement d’enseignement supérieur, l’Université d’Ottawa jouera un rôle actif dans la recherche de solutions novatrices pour lutter contre les changements climatiques en mettant à profit ses forces entre autres en sciences, en génie et en économie. Les programmes d’enseignement et d’apprentissage à l’Université d’Ottawa offrent déjà une grande sélection de cours dans toutes les disciplines pour former de futurs dirigeants écoresponsables. Parmi ces nouvelles initiatives, mentionnons la création, d’ici 2020, d’un fonds de recherche en innovation propre de plus de trois millions de dollars pour soutenir la recherche, l’enseignement et les bourses d’études supérieures, qui sera financé à parts égales par l’Université d’Ottawa et par des dons de contrepartie.

Un forum sera également mis en place pour stimuler la discussion et les débats sur le campus sur la meilleure façon de canaliser l’enseignement et la recherche et de mobiliser le public pour lutter contre les risques liés aux changements climatiques.

Investissement responsable
À titre de signataire des Principes pour l’investissement responsable des Nations unies, l’Université s’est engagée à respecter les normes les plus élevées en matière d’investissement et à intégrer dans ses processus décisionnels les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), de pair avec les facteurs économiques. En adoptant cette approche, l’Université se trouve à respecter les normes mondialement reconnues comme les plus élevées dans le secteur de l’investissement. 

Entre autres initiatives, l’Université d’Ottawa créera le fonds des innovations propres, comptant parmi les plus grands fonds d’investissement durable parmi les universités canadiennes, et consacrera dix millions de dollars de son fonds de dotation à la création d’un capital de départ aux fins d’investissement dans les technologies propres. 

En outre, l’Université exigera une plus grande transparence et la divulgation accrue des risques liés aux changements climatiques. Les gestionnaires des investissements externes devront aussi faire rapport sur l’intégration des critères ESG aux décisions sur les investissements et sur les activités de mobilisation des actionnaires. 

Première université canadienne, et deuxième au monde, à signer l’Engagement de Montréal sur le carbone, l’Université d’Ottawa mesurera les émissions de carbone de son portefeuille de placements et en fera rapport annuellement. Elle cherchera également à réduire la quantité d’émissions associées à  tous ses avoirs, dont ses placements dans les combustibles fossiles. 

Réduction de notre empreinte carbone sur le campus
L’Université d’Ottawa dispose de normes d’excellence bien établies concernant la gestion et la réduction de sa propre empreinte écologique. Les premiers efforts de durabilité sur le campus remontent à 1974, époque à laquelle l’Université a embauché un ingénieur pour gérer la consommation d’énergie sur le campus. Premier campus canadien à interdire la vente d’eau embouteillée, l’Université a remporté la semaine dernière le Prix de la première ministre pour l’excellence environnementale. Aujourd’hui, l’Université d’Ottawa aspire à devenir un « campus sans déchets ». Elle s’est fixé des objectifs ambitieux pour réduire sa consommation d’eau et d’énergie provenant de combustibles fossiles, ainsi que ses émissions de gaz à effets de serre, et ce, en dépit de l’expansion continuelle de sa population étudiante et de son parc immobilier.  

« À titre d’établissement d’enseignement supérieur, nous fondons nos décisions sur des données probantes. Les changements climatiques constituent un enjeu social et l’Université d’Ottawa est résolue à s’y attaquer sur plusieurs fronts. Nous avons tous un rôle à jouer dans la réduction de notre consommation et la protection de notre planète pour les prochaines générations », a déclaré le recteur et vice-chancelier de l’Université d’Ottawa, Allan Rock.


Personne-ressource pour les médias

Néomie Duval
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