L’Université Carleton et l’Université d’Ottawa accueillent un deuxième chercheur en danger

Publié le jeudi 5 octobre 2017

L’Université Carleton, l’Université d’Ottawa et l’Association des professeurs de l’Université Carleton (CUASA) accueillent l’universitaire iranien kurde Rahim Qader Surkhi dans le cadre du Réseau universitaires Scholars at Risk (SAR).
Le pays de l'Iran sur un globe du monde

« Je suis ravie de souhaiter la bienvenue à Ottawa au professeur Surkhi et à sa famille », a déclaré Melanie Adrian, présidente du comité mixte SAR. « Nous attendons avec intérêt qu’il nous parle de ses recherches et nous exprime ses réflexions sur la liberté universitaire. »

M. Surkhi intégrera l’École de linguistique et de langues de l’Université Carleton. Il y enseignera la langue kurde, mènera des recherches sur un manuel scolaire kurde et se penchera sur une analyse critique du discours relatif à la langue dans les nouveaux médias kurdes.

« L’enseignement est ma passion, et j’ai donc hâte de m’engager auprès de jeunes étudiants débordants d’énergie », a déclaré M. Surkhi. « Je suis heureux à l’idée d’enseigner le kurde, une langue qu’on peut considérer comme étant menacée dans de nombreuses régions du monde, y compris en Iran – malgré le fait qu’elle y soit une langue officielle – et en Turquie. Les Kurdes forment la plus grande nation apatride du monde et sont donc privés de la possibilité d’enseigner ou d’apprendre leur langue dans les systèmes scolaires de ces pays. »

 « Nous avons l’immense plaisir d’accueillir notre deuxième savant dans le cadre du Réseau universitaires-chercheurs en danger à Carleton et de poursuivre cette initiative si ardemment soutenue par Peter Ricketts, notre ancien vice-recteur aux études », a déclaré celui qui occupe actuellement ce poste (par intérim) à l’Université Carleton, Jerry Tomberlin. « Nous tenons à remercier nos diplômés, professeurs, étudiants et membres du CUASA qui ont fait preuve de générosité. Grâce à leurs dons, nous pourrons continuer à faire la différence dans la vie d’un savant pour le bienfait de tous. »

Professeur de linguistique appliquée depuis 14 ans, cet universitaire, qui se spécialise en linguistique kurde, mène des recherches axées sur une variété de sujets : la linguistique appliquée, bien entendu, la linguistique pédagogique, les politiques linguistiques, l’analyse du discours, et l’ethnicité et la culture kurdes. Il a également travaillé en tant que journaliste, notamment avec la création d’une revue littéraire et culturelle sur les questions kurdes.

« L’expertise du professeur Surkhi dans les domaines de la linguistique et de l’ethnicité et la culture kurdes sera d’un grand intérêt pour notre communauté », affirme Viviana Fernandez, directrice adjointe du Centre de recherche et d’enseignement sur les droits de la personne à l’Université d’Ottawa et membre du comité de direction de la section canadienne du SAR. « Par ailleurs, sa présence permettra de sensibiliser le public à la discrimination et au harcèlement que subissent certains savants dans certaines parties du monde. Nous espérons qu’à travers nos efforts à cet égard, parmi lesquels figurent des activités telles que le panel La science en danger qui aura lieu dans le cadre de la Conférence sur les politiques scientifiques canadiennes, nous pourrons contribuer à cette discussion. »

M. Surkhi a reçu des menaces de mort de la part du gouvernement iranien à cause du contenu de ses travaux universitaires, de ses activités journalistiques et de militantisme social en faveur des droits des Kurdes. Il s’est également fait harceler et menacer d’agression au Kurdistan irakien en raison de sa nationalité et de la violence qui sévit dans cette région. Bien qu’il se soit établi au Kurdistan irakien en 2003, les autorités iraniennes continuent de harceler des membres de sa famille qui demeurent dans son pays et de menacer sa vie directement, aussi bien en personne qu’en ligne.

Réseau universitaires Scholars at Risk
SAR est un réseau international regroupant des établissements d’enseignement supérieur. Il se consacre à la protection des chercheurs menacés, à la prévention des attaques contre les milieux universitaires et à la promotion de la liberté de l’enseignement dans le monde entier. Par leur bagage intellectuel ou scientifique, les participants apportent un nouvel éclairage sur leur domaine de spécialité permettant de comprendre et d’analyser celui-ci différemment.
 

Personne-ressource pour les médias

Steven Reid
Agent des relations médias
Université Carleton
613-520-2600, poste 8718
613-265-6613
Steven_Reid3@Carleton.ca

Néomie Duval
Gestionnaire, Relations avec les médias
Université d’Ottawa
613-240-0275
neomie.duval@uOttawa.ca

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