Un nouveau dictionnaire sur les saines habitudes de vie

Publié le lundi 12 juin 2017

Images illustrant une jeune fille qui mange du melon d'eau, des adolescents utilisant des ordinateurs et des tablettes, une jeune fille jouant au baseball et un garçon tenant un ballon de soccer

Une équipe d’Ottawa dégage un consensus international sur la terminologie à employer dans la recherche sur les saines habitudes de vie

Comportement sédentaire. Activité physique. Temps d'écran. Que veulent vraiment dire ces mots que nous employons au quotidien, et est-ce que tous s’entendent sur leur signification? Les sciences de la santé évoluent à toute vitesse, d’où l’importance d’obtenir un consensus sur la définition exacte de ces termes. Afin de contribuer à la recherche sur le comportement sédentaire, des chercheurs qui étudient les liens entre la sédentarité et les problèmes de santé tels que l’obésité et les maladies cardiovasculaires ont fait équipe pour mettre au point un dictionnaire.

« Il s’agit du plus important consensus à ce jour sur les définitions utilisées par les chercheurs qui explorent le comportement sédentaire – une priorité émergente en matière de santé publique », affirme le Dr Mark Tremblay, principal auteur du dictionnaire, directeur du groupe de recherche Healthy Active Living and Obesity (HALO) à l’Institut de recherche du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) et professeur à l’Université d’Ottawa. « Il est urgent de s’entendre mondialement sur une terminologie claire pour mieux interpréter et comparer les résultats de recherche. Nous avons réalisé des progrès exceptionnels en définissant des termes tels que l’inactivité physique, le comportement stationnaire, le comportement sédentaire et le temps d’écran. Ces termes ont déjà été traduits dans plusieurs langues pour faciliter une dissémination rapide à l’échelle internationale. »

Les chercheurs Dr Mark Tremblay, Salomé Aubert et Joel Barnes illustrent les positions inclinée, couchée et assise

Les chercheurs Dr Mark Tremblay, Salomé Aubert et Joel Barnes illustrent les positions inclinée, couchée et assise

Élaboré sous la direction du Réseau de recherche sur le comportement sédentaire de l’Institut de recherche du CHEO, ce dictionnaire fournit des définitions précises correspondant à différents groupes, comme les nourrissons, les enfants d’âge préscolaire et les personnes atteintes de maladies chroniques ou à mobilité réduite. On y précise notamment la façon dont les termes tels que « période », « pause » et « interruption » doivent être définis et mesurés pour évaluer le comportement sédentaire et les incidences sur la santé.

L’équipe s’est intéressée aux dépenses énergétiques et aux postures, de même qu’à leur incidence sur le mouvement des personnes pendant un cycle de 24 heures, y compris pendant les périodes d’activité physique et de sommeil. Le dictionnaire établit ainsi une distinction entre une position debout active et passive, une position assise active et passive, un comportement stationnaire et sédentaire, ainsi que le temps sédentaire passé ou non devant un écran. Pour un nourrisson, le temps sédentaire peut signifier être assis dans un siège de voiture avec peu de mouvements, tandis que pour un enfant, il peut s’agir de regarder la télévision en position assise, inclinée ou couchée.

Composé de 84 membres provenant de 20 pays, le réseau à l’origine du dictionnaire réunit des chercheurs, des stagiaires, des étudiants diplômés, des professionnels de la santé et des fonctionnaires publics. Ces spécialistes conviennent qu’une normalisation de la terminologie propre aux saines habitudes de vie est essentielle à l’avancement de la recherche, d’autant plus que ce domaine en pleine évolution rassemble des chercheurs issus de différentes disciplines, un réseau mondial de spécialistes et diverses industries.

« Nous espérons que ce dictionnaire aura pour effet de dissiper la confusion et de faire progresser la recherche sur le comportement sédentaire pour, au bout du compte, promouvoir un mode de vie à la fois sain et actif », conclut Mark Tremblay. 

Qu'est ce que l'inactivité physique? 

  • 1 à 4 ans : moins de 180 minutes d’activité physique par jour
  • 5 à 17 ans : moins de 60 minutes d’activité physique d’intensité moyenne à élevée par jour 
  • 18 ans et plus : moins de 150 minutes d’activité physique d’intensité moyenne à élevée par semaine, moins de 75 minutes d’activité physique d’intensité élevée par semaine ou une combinaison équivalente d’activité physique d’intensité moyenne et élevée

Lire le communiqué (en anglais seulement)

Personne-ressource pour les médias

Amélie Ferron-Craig
Agente de relations avec les médias
Cellulaire : 613-863-7221
aferronc@uOttawa.ca

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