Une nouvelle étude démontre que l’activité physique – et non le repos – pourrait aider les enfants à récupérer d’une commotion cérébrale

Publié le mardi 20 décembre 2016

Young boy with ball / Jeune garçon tenant un ballon

Partout, le traitement des commotions cérébrales est avant tout axé sur le repos. Or, une nouvelle étude réalisée par le Dr Roger Zemek, chercheur à l’Institut de recherche sur le cerveau de l’Université d’Ottawa ainsi qu’à l’Institut de recherche du Centre hospitalier de l’est de l’Ontario (CHEO) et urgentologue pédiatrique au CHEO, indique que l’activité aérobique de faible intensité pourrait en fait accélérer la récupération des enfants après une commotion cérébrale.

Publiée aujourd’hui dans le Journal of the American Medical Association, l’étude s’est penchée sur plus de 3 000 enfants de 5 à 18 ans qui ont été admis dans les services d’urgence partout au Canada dans les 48 heures suivant une commotion cérébrale. Les conclusions du Dr Zemek vont à l’encontre de la sagesse conventionnelle selon laquelle les enfants souffrant d’une commotion cérébrale devraient s’aliter et se reposer.

« Nous avons découvert qu’après une commotion cérébrale, les enfants qui reprenaient rapidement l’activité physique étaient substantiellement moins à risque d’éprouver des symptômes de façon prolongée que les enfants qui s’étaient strictement reposés pendant la même période », explique le Dr Zemek.

Les commotions cérébrales sont passablement courantes chez les enfants et peuvent entraîner divers symptômes physiques, cognitifs et émotionnels, comme des maux de tête, des nausées, des étourdissements, ainsi que de la difficulté à réfléchir, à se concentrer et à s’exprimer. Certains enfants ressentent de la tristesse ou de l’anxiété, se montrent plus turbulents et ont même du mal à dormir. Ces symptômes s’estompent parfois rapidement, mais peuvent persister pendant des semaines, voire des mois après la blessure.

L’équipe du Dr Zemek a évalué la participation des enfants aux activités physiques et la gravité des symptômes de leur commotion cérébrale au moyen de questionnaires normalisés, une semaine après la blessure. Un suivi était ensuite effectué quatre semaines après l’inscription à l’étude. Tandis que 44 % des enfants qui s’étaient strictement reposés pendant la première semaine continuaient d’éprouver au moins trois symptômes persistants ou croissants un mois après la blessure, seuls 25 % des enfants qui avaient fait de l’activité physique au cours de la semaine suivant leur blessure continuaient de ressentir des symptômes un mois plus tard.

Selon le Dr Zemek, un repos prolongé pourrait nuire à la récupération à la suite d’une commotion cérébrale en raison des effets néfastes – tant sur le plan mental et physique – de l’inactivité, qui entraînerait des symptômes secondaires tels que la fatigue, la dépression et l’anxiété. Effectuée de façon sécuritaire, une activité aérobique de faible intensité pourrait quant à elle favoriser de meilleurs résultats physiques, psychologiques et scolaires. Or, le Dr Zemek met en garde les parents qui seraient trop rapidement tentés de laisser leurs enfants lacer leurs patins ou s’élancer sur les pentes de ski après un accident : toute activité qui comporte un risque de collision est à proscrire afin d’éviter une deuxième commotion cérébrale potentiellement plus sévère alors que le cerveau est toujours en phase de récupération.

Le Dr Zemek procède maintenant à des essais cliniques hasardisés pour mieux comprendre de quelle façon l’activité physique peut aider les enfants à se remettre d’une commotion cérébrale. « Nos recherches devront également déterminer le moment optimal, le type et la durée de l’activité afin de maximiser ses bienfaits après une lésion cérébrale », précise le Dr Zemek.

Lire l’étude dans le Journal of the American Medical Association

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L’Institut de recherche du CHEO, affilié à l’Université d’Ottawa, coordonne les activités de recherche au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario. Ses trois programmes de recherche comprennent la biomédecine moléculaire, les technologies de la santé et l’application des données probantes à la pratique médicale. Ses principaux domaines de recherche sont le cancer, le diabète, l’obésité, la santé mentale, la médecine d’urgence, la santé musculo-squelettique, les renseignements électroniques sur la santé et la protection des renseignements personnels, ainsi que la génétique des maladies rares. Les avancées réalisées aujourd’hui par l’Institut serviront à améliorer la santé des enfants de demain. Pour de plus amples renseignements, consultez le site Web www.cheori.org ou suivez-nous sur @CHEOhospital.

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