Le processus de décision en matière énergétique au Canada mis à l’épreuve — Rapport uOttawa

Publié le lundi 27 mars 2017

Ampoule et fumée

 

Le processus de décision du Canada en matière d’énergie ne se prête pas bien aux défis qui se dessinent à l’avenir, selon un rapport publié aujourd’hui par l’équipe du projet Énergie positive de l’Université d’Ottawa.

Le rapport, intitulé System Under Stress: Energy Decision-Making in Canada and the Need for Informed Reform, examine les principaux points de tension du domaine de l’énergie au Canada et propose une voie à suivre pour l’avenir.

« Nos recherches ont montré que la réforme doit viser l’ensemble du système, » a précisé Michael Cleland, professionnel en résidence à l’Université d’Ottawa et coauteur du rapport. « La réforme ne veut pas dire quelques corrections ici et là chez certains organismes de réglementation de l’énergie. Nous devons ajouter à cela les organismes chargés de l’élaboration des politiques et de la planification ainsi que les organismes de réglementation qui décident du sort des projets, protègent l’environnement et veillent à assurer des prix équitables et un rendement adéquat des systèmes d’énergie et des pipelines. »

La professeure Monica Gattinger, directrice du projet Énergie positive à l’Université d’Ottawa et coauteure du rapport, ajoute que trois priorités sont urgentes.

Priorité 1 : la relation entre les décideurs et les organismes de réglementation

« Il faut d’abord se pencher sur la relation entre les décideurs et les organismes de réglementation, en particulier lorsqu’il s’agit de grandes orientations comme les changements climatiques, les effets de projets énergétiques multiples et la participation des peuples autochtones dans les décisions en matière d’énergie. »

Priorité 2 : les autorités locales dans la prise de décision

Elle poursuit en ajoutant qu’il faut ensuite adopter une approche différente à l’égard des autorités locales dans la prise de décision en matière d’énergie, à commencer par les communautés autochtones qui souhaitent que le développement énergétique se fasse de manière durable et qu’on les mette à contribution dans le processus de décision et de mise en œuvre des projets, ainsi que les administrations municipales préoccupées par la nécessité de répondre aux besoins locaux à l’aide de ressources locales et importées.

Priorité 3 : le rôle des citoyens

« Enfin, la troisième priorité est de repenser le rôle des citoyens dans les décisions en matière d’énergie, conclut Michael Cleland. De quelle façon et à quel moment les décideurs et les organismes de réglementation doivent-ils communiquer avec la population? Comment s’assurer que les citoyens ont accès à l’information nécessaire pour porter un jugement en toute connaissance de cause? »

Monica Gattinger fait valoir que ces questions cruciales supposent une réforme entière du système. « Une approche plus systématique et holistique est à la fois nécessaire et possible. Nous avons besoin d’une réforme éclairée. Il est essentiel de moderniser le système si nous voulons espérer relever les défis des décennies à venir. »

Le projet Énergie positive

Le projet Énergie positive de l’Université d’Ottawa fait appel à l’effet rassembleur que présente le milieu universitaire pour accueillir des experts universitaires et des décisionnaires clés représentant l’industrie, les pouvoirs publics, les collectivités autochtones et locales, de même que les ONG vouées à la protection de l’environnement, qui se pencheront sur les manières acceptables pour la société d’exploiter nos ressources énergétiques.

Personne-ressource pour les médias 

Sarah Foster
Agente des relations médias
613-762-2908
sarah.foster@uOttawa.ca

Haut de page