On respire : Un faible niveau de stress durant la grossesse réduit le risque de troubles du comportement chez l’enfant

Publié le mercredi 16 août 2017

Femme enceinte assisse dans un champ

Élever des enfants est déjà une aventure truffée d’incertitudes. Mais quand l’enfant adoré se met à manifester des troubles du comportement, les choses se corsent encore plus pour les parents.

Actuellement, la gestion du stress a la cote, et les femmes enceintes auraient peut-être intérêt à s’y mettre. En effet, une étude de l’Université d’Ottawa indique qu’elles pourraient ainsi réduire le risque de problèmes de comportement futurs chez leur enfant.

Femme enceinte pratiquant le yoga devant un miroir

L’équipe de recherche d’Ian Colman, professeur agrégé à la Faculté de médecine, s’est penchée sur les données de l’Étude longitudinale Avon sur les parents et les enfants. Les chercheurs ont déterminé qu’un stress intense subi par la mère durant la grossesse pouvait augmenter le risque de troubles du comportement chez l’enfant.

« Le risque de symptômes chroniques d’hyperactivité et de troubles du comportement chez l’enfant augmente de plus du double si la mère a été exposée à des niveaux élevés de stress durant la grossesse », explique Ian Colman en commentant les résultats récemment publiés par son équipe.

« L’hyperactivité est un symptôme de TDAH. Environ 10 % des enfants d’âge scolaire présentent un TDAH ou un trouble du comportement, poursuit-il. Ces problèmes peuvent affecter leur rendement scolaire et leurs relations familiales et amicales. »

Les troubles du comportement observés par les chercheurs se caractérisent par de l’agressivité ou une attitude antisociale, des niveaux élevés d’activité et une difficulté à se contrôler. Ces troubles sont associés à l’échec scolaire, à la consommation de drogues ou à la toxicomanie ainsi qu’à la criminalité, précise l’article.

Le stress durant la grossesse peut affecter le développement du cerveau du fœtus, explique Ian Colman. Ces changements pourraient être permanents ou de longue durée.

L’approche unique de l’équipe consistait à étudier l’effet de certains facteurs de stress sur les participantes plutôt qu’à mesurer leur niveau global de stress. Entre autres événements stressants, les participantes ont mentionné des problèmes au travail, la maladie d’un proche ainsi que des querelles avec le conjoint, la famille ou les amis. « En général, dit Ian Colman, nous avons observé que plus le stress est élevé, plus les symptômes sont marqués. Les événements stressants font partie de la vie et il n’est pas toujours possible de les éviter. Il faudrait donc surtout essayer d’aider les mères à gérer leur stress de façon à donner à leurs enfants le meilleur départ possible dans la vie.»

 limiter votre liste de choses à faire et apprendre à dire non. Pratiquer le yoga ou la méditation. Prendre le temps de faire ce que vous aimez.

Pour obtenir d’autres conseils, rendez-vous sur le site de l’Association canadienne pour la santé mentale.

Pour plus d’information sur l’étude, lire l’article dans Biological Psychiatry.

Personne-ressource pour les médias

Amélie Ferron-Craig
Agente des relations médias
Université d’Ottawa
Cell. : 613-863-7221
aferronc@uOttawa.ca 

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