Et si les cellules souches pouvaient guérir les poumons sous-développés, combattre des infections, construire des muscles et renforcer des os?

Publié le jeudi 25 mai 2017

Cellule souche

Des chercheurs d’Ottawa tenteront de répondre à cette question grâce à des subventions totalisant 1,5 M$ de l’Institut ontarien de médecine régénératrice

Des chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa, du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) et de l’Université d’Ottawa feront un pas de plus vers des découvertes en laboratoire menant à des essais cliniques et à des traitements grâce à cinq nouvelles subventions de recherche approuvées par des pairs. Ces subventions totalisent un peu plus de 1,5 M$ et ont été octroyées par l’Institut ontarien de médecine régénératrice (IOMR) dans le cadre d’un investissement de 3,6 M$ en Ontario. Voici les travaux de recherche menés à Ottawa qui font l’objet d’une de ces subventions.

Guérir les poumons de bébés prématurés

Le Dr Bernard Thébaud (L’Hôpital d’Ottawa, CHEO, Université d’Ottawa) et ses collègues ont reçu 550 000 $ pour réaliser la recherche nécessaire afin de préparer un essai clinique d’un traitement par cellules souches de cordon ombilical destiné à des bébés prématurés atteints d’une maladie pulmonaire chronique appelée dysplasie bronco-pulmonaire, la complication la plus courante d’une naissance prématurée. Les poumons des bébés prématurés ne sont pas suffisamment développés pour les maintenir en vie. Il faut donc leur donner de l’oxygène à l’aide d’un respirateur. Cependant, cette combinaison de ventilation artificielle et d’oxygène endommage et arrête le développement de leurs poumons. Il n’existe aucun traitement contre cette dysplasie à l’heure actuelle. Pour assurer la réussite de l’essai clinique, les chercheurs recueilleront et analyseront les recherches qui ont été réalisées sur les cellules souches mésenchymateuses de cordon ombilical afin de traiter cette dysplasie, poseront des questions aux parents et aux médecins sur l’utilisation de cellules souches pour traiter des nouveau-nés, évalueront si le traitement est viable sur le plan économique et élaboreront un protocole d’essai clinique. Si ses travaux sont fructueux, l’équipe espère pouvoir lancer prochainement un essai clinique. Collaborateurs : Dean Fergusson, Steven Seidner, Roger Soll, David Moher, Mario Ruediger, Justin Presseau, Kednapa Thavorn, Manoj Lalu

Stimuler la production de nouveaux vaisseaux sanguins dans les poumons de nouveau-nés

Le DThébaud et ses collègues ont également reçu une subvention de 75 000 $ pour étudier des cellules progénitrices endothéliales, qui sont aussi présentes dans le sang de cordon ombilical, afin de déterminer si elles peuvent traiter l’hypertension pulmonaire. Les nouveau-nés qui présentent ce trouble courent deux fois plus de risque de mourir et ceux qui survivent ont des problèmes de santé à long terme. L’équipe du DThébaud a été la première à montrer que les cellules progénitrices endothéliales peuvent diminuer la tension artérielle chez les nouveau-nés et stimuler la croissance des poumons en favorisant la création de nouveaux vaisseaux sanguins chez des modèles animaux. Leurs travaux pourraient mener à la mise au point d’un traitement salutaire pour des patients atteints d’autres maladies cardiovasculaires comme une crise cardiaque, un AVC ou la prééclampsie. Collaborateurs : Dylan Burger, Mervin Yoder

Recherche translationnelle pour des essais sur le choc septique

La Dre Lauralyn McIntyre (L’Hôpital d’Ottawa, Université d’Ottawa) et ses collègues ont reçu 750 000 $ pour poursuivre le tout premier essai clinique chez l’humain d’un traitement par cellules souches mésenchymateuses contre le choc septique, une affection parfois mortelle qui survient lorsqu’une infection non contrôlée stimule excessivement le système immunitaire et provoque la défaillance du cœur et d’autres organes. L’équipe utilisera les fonds pour réaliser la phase II de l’essai clinique à répartition aléatoire de ce traitement, examiner et définir les caractéristiques optimales de rendement des cellules souches mésenchymateuses qui pourront être utilisées dans les prochains essais cliniques, peaufiner le processus de congélation de ces cellules et trouver des signatures chimiques pour identifier un choc septique. Collaborateurs : Shirley Mei, Kednapa Thavorn, Claudia dos Santos, Jason Acker, Dean Fergusson, Alies Maybee, Duncan Stewart, David Courtman, Tim Ramsay, Paul Hebert, Ian Graham, Dana Devine, Shane English, Margaret Herridge, John Granton, Sangeeta Mehta, Sylvie D’Ebagarie, Mary Ellen Harper, Anthony Gordon.

Concevoir une stratégie d’administration de médicaments contre la dystrophie musculaire de Duchenne 

Michael Rudnicki, Ph.D. (L’Hôpital d’Ottawa, Université d’Ottawa) et son équipe ont reçu 75 000 $ pour concevoir un système d’administration d’une protéine qui favorise la diffusion des cellules souches des muscles dans tous les muscles du corps. L’équipe a déjà découvert qu’une protéine appelée Wnt7a améliore la régénération musculaire dans des modèles animaux si elle est injectée directement dans le muscle. L’équipe établira une approche pour administrer la protéine dans le système sanguin afin de traiter tous les muscles en même temps. Cette protéine pourrait devenir un traitement contre la dystrophie musculaire de Duchenne, un trouble génétique qui entraîne l’atrophie musculaire et le décès dans la vingtaine ou la trentaine.

Traitement par cellules souches de l’ostéoporose

William Stanford, Ph.D. (L’Hôpital d’Ottawa, Université d’Ottawa) et ses collègues ont reçu 75 000 $ pour réaliser un essai clinique visant à déterminer si les cellules souches mésenchymateuses greffées chez des patients pour divers autres troubles que l’ostéoporose pourraient aussi traiter l’ostéoporose associée au vieillissement. L’équipe a récemment découvert qu’une injection de ces cellules peut doubler le taux de régénération des os et restaurer une structure osseuse saine dans des modèles animaux. Pour vérifier si ce traitement pourrait prévenir l’ostéoporose chez les patients touchés, l’équipe recueillera des échantillons de sérum chez des patients âgés qui participent actuellement à un essai sur des cellules souches mésenchymateuses et examinera ensuite si ces cellules stimulent la formation osseuse. Ses travaux permettront de déterminer s’il est nécessaire de lancer un plus vaste essai clinique afin de confirmer que ces cellules peuvent prévenir l’ostéoporose. Collaborateur : Jeffrey Kiernan

Ces projets sont des exemples de ce que fait L’Hôpital d’Ottawa pour favoriser un Ontario plus sain, plus riche, plus informé.

L’Hôpital d’Ottawa : Inspiré par la recherche. Guidé par la compassion.
L’Hôpital d’Ottawa est l’un des plus importants hôpitaux d’enseignement et de recherche au Canada. Il est doté de plus de 1 100 lits, d’un effectif de quelque 12 000 personnes et d’un budget annuel d’environ 1,2 milliard de dollars. L’enseignement et la recherche étant au cœur de nos activités, nous possédons les outils qui nous permettent d’innover et d’améliorer les soins aux patients. Affilié à l’Université d’Ottawa, l’Hôpital fournit sur plusieurs campus des soins spécialisés à la population de l’Est de l’Ontario. Cela dit, nos techniques de pointe et les fruits de nos recherches sont adoptés partout dans le monde. Notre vision consiste à améliorer la qualité des soins et nous mobilisons l’appui de toute la collectivité pour mieux y parvenir. Pour en savoir plus sur la recherche à L’Hôpital d’Ottawa, visitez www.irho.ca

L’Institut de recherche du CHEO 
L’Institut de recherche du CHEO, affilié à l’Université d’Ottawa, coordonne les activités de recherche au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario. Ses trois programmes de recherche comprennent la biomédecine moléculaire, les technologies de la santé et l’application des données probantes à la pratique médicale. Ses principaux domaines de recherche sont le cancer, le diabète, l’obésité, la santé mentale, la médecine d’urgence, la santé musculo-squelettique, les renseignements électroniques sur la santé et la protection des renseignements personnels, ainsi que la génétique des maladies rares. Les avancées réalisées aujourd’hui par l’Institut serviront à améliorer la santé des enfants de demain. Pour de plus amples renseignements, consultez le site Web www.cheori.org ou suivez-nous sur @CHEOhospital.

L’Université d’Ottawa : Un carrefour d’idées et de cultures 
L’Université d’Ottawa compte plus de 50 000 étudiants, professeurs et employés administratifs qui vivent, travaillent et étudient en français et en anglais. Notre campus est un véritable carrefour des cultures et des idées, où les esprits audacieux se rassemblent pour relancer le débat et faire naître des idées transformatrices. Nous sommes l’une des 10 meilleures universités de recherche du Canada; nos professeurs et chercheurs explorent de nouvelles façons de relever les défis d’aujourd’hui. Classée parmi les 200 meilleures universités du monde, l’Université d’Ottawa attire les plus brillants penseurs et est ouverte à divers points de vue provenant de partout dans le monde.

Personnes-ressource pour les médias

Amelia Buchanan, Spécialiste principale des communications, Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, ambuchanan@ohri.ca, Bureau : 613-798-5555, x 73687, Cell. : 613-297-8315

Adrienne Vienneau, Director, Communications and Public Relations, CHEO Research Institute; avienneau@cheo.on.ca; Office: 613-737-7600 x4144; Cell 613-513-8437

Amélie Ferron-Craig, Agente des relations médias, Université d’Ottawa; Bureau :  Cell. : 613-863-7221 aferronc@uOttawa.ca

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