Traiter les maladies et accroître la longévité en reprogrammant les cellules souches

Publié le vendredi 29 avril 2016

De nouvelles recherches réalisées à l’Institut de recherche sur le cerveau de l’Université d’Ottawa (IRCuO) révèlent que la reprogrammation des cellules souches peut optimiser leur efficacité dans de nombreux organes, ce qui aurait des effets positifs sur la santé et la longévité des humains. Cette fonction réparatrice pourrait donner lieu à des avancées dans le traitement d’une myriade de maladies, de la dystrophie musculaire à la maladie de Dee ou du rein, en passant par les troubles neurologiques, comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson.

La plupart des recherches récemment menées sur les cellules souches étaient axées sur la greffe de ces cellules dans le but de guérir ou d’atténuer les symptômes d’un trouble ou d’une maladie. Le Dr Keir Menzies de l’IRCuO et ses collègues de l’École polytechnique fédérale de Lausanne et de l’ETH Zurich, en Suisse, ont découvert une voie biologique, ou manière de reprogrammer les cellules, qui permet d’accroître la production d’énergie des cellules souches déjà présentes dans le corps humain. Grâce à cette reprogrammation, un supplément alimentaire de riboside de nicotinamide (un type de vitamine B3 présent dans le lait et d’autres aliments) permettrait d’altérer la mitochondrie cellulaire – le moteur de la cellule. Ce traitement stimule les cellules souches déjà présentes dans le corps humain, ce qui aide les cellules à réparer les organes touchés par la maladie et à accroître la longévité.

Cette importante découverte permettra de nouvelles avancées au chapitre des traitements à l’aide de cellules souches, et ce, bien au-delà des greffes. Elle ouvre la voie à des traitements en cas de rejet des cellules souches injectées ou de maladies cérébrales dont l’emplacement rend les greffes difficiles.

« Ce type de traitement rendra possibles des approches pharmaceutiques qui cibleront encore mieux le mécanisme en jeu et stimuleront les propriétés régénératrices des cellules souches adultes », affirme Dr Menzies, professeur agrégé à la Faculté des sciences de la santé de l’Université. « Ces recherches pourraient mener à des traitements sans précédent pour de nombreuses maladies ou, encore, permettre aux humains de vivre plus longtemps. »

Personne-ressource pour les médias

Danika Gagnon
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