6 M$ pour la recherche de nouveaux traitements du cancer du sein métastatique

Publié le jeudi 4 juillet 2019

Chercheuse travaillant dans un laboratoire.

Quel est le meilleur moyen d’affamer les cellules cancéreuses? Quel rôle l’obésité joue-t-elle dans le cancer du sein métastatique et comment influence-t-elle le microenvironnement des tumeurs? La combinaison d’un agent chimiothérapeutique et d’un médicament actuellement utilisé pour traiter le diabète pourrait-elle faire partie d’une thérapie efficace contre le cancer du sein métastatique?

Grâce à un nouveau financement de six millions de dollars sur une période de six ans, une équipe de chercheurs basée à Montréal et à Ottawa tentera de répondre à ces questions complexes afin de trouver de nouveaux moyens de réduire le nombre de cancers métastatiques ou résistants aux médicaments chez les femmes atteintes du cancer du sein.

On estime que le cancer du sein a emporté 4 900 femmes au Canada en 2017. Or, 90 p. 100 de ces décès sont attribuables à la métastase et à la résistance aux traitements, deux choses que l’on pourrait prévenir par l’interruption de processus métaboliques précis qui stimulent la croissance et la prolifération des cellules cancéreuses.

« Au cours des dernières années, le financement que nous avons reçu de l’IRTF et de la Fondation cancer du sein du Québec nous a permis d’identifier un bon nombre de voies métaboliques clés utilisées par les cellules cancéreuses pour s’alimenter et de découvrir comment ces voies changent à mesure que les cancers s’étendent et deviennent résistants aux traitements, déclare le Dr Julie St-Pierre, codirectrice du projet dans le cadre du nouveau programme de subventions Nouvelles frontières, projet qui vise à cibler les vulnérabilités métaboliques du cancer. Maintenant que nous comprenons assez bien comment certaines cellules cancéreuses se « nourrissent », nous pouvons essayer de trouver de nouvelles façons d’interrompre ces processus métaboliques pour essentiellement affamer les tumeurs et les faire mourir. »

L’autre codirecteur du projet, le docteur Peter Siegel, travaille au Centre de recherche sur le cancer Goodman, de l’Université McGill, tandis que le docteur St-Pierre travaille à l’Université d’Ottawa.

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