Une découverte sur le Parkinson laisse entrevoir de futurs traitements

Publié le jeudi 8 avril 2021

Photo de groupe des membres de l'équipe

Membres d'équipe (de gauche a droit) : Jacqueline Tokarew, Bojan Shutinoski, Julianna Tomlinson, Angela Nguyen, Michael Schlossmacher, Daniel El-Kodsi, Nathalie Lengacher. Autres membres : Travis Fehr, Qiubo Jiang et Juan Li

Plus de 20 ans après la découverte du gène Parkin associé à l’apparition précoce de la maladie de Parkinson, des chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa et de l’Université d’Ottawa auraient finalement révélé comment ce gène mystérieux protège le cerveau.

Leur étude sur des échantillons de cerveaux humains et murins et des cellules modifiées a montré que la protéine Parkin fonctionne de deux façons. D’une part, elle agit comme un puissant antioxydant capable de neutraliser des oxydes du cerveau potentiellement nocifs, y compris les radicaux libres issus du métabolisme de la dopamine. D’autre part, à mesure du vieillissement du cerveau et de l’accumulation continue des radicaux libres issus du métabolisme de la dopamine, le gène de Parkin isole les molécules nocives dans une zone d’entreposage spéciale des cellules nerveuses vulnérables afin que ces dernières puissent continuer de fonctionner normalement.

Chez les personnes dont les deux copies du gène de Parkin présentent des mutations, ces effets protecteurs sont absents, ce qui entraîne l’apparition de la maladie de Parkinson avant 40 ans. Si ces résultats sont confirmés, ils pourraient ouvrir la voie à la mise au point de nouveaux traitements.

« Si nous pouvions administrer des antioxydants ou une copie saine du gène de Parkin dans le cerveau des personnes qui présentent ces mutations, nous pourrions ralentir, voire éliminer l’apparition précoce de la maladie de Parkinson », affirme Julianna Tomlinson, Ph.D., coauteure et chef de projet scientifique.

« Nous ne savons pas encore si une telle approche pourrait aussi bénéficier aux personnes atteintes d’une forme avancée de la maladie de Parkinson non associée au gène de Parkin », ajoute le Dr Michael Schlossmacher, coauteur, professeur à l’Institut de recherche sur le cerveau et titulaire de la Chaire de recherche de la Faculté de médecine, et neurologue et directeur des Neurosciences à L’Hôpital d’Ottawa. « Nous sommes impatients de nous pencher sur la question. »

L’étude découle d’un vaste travail d’équipe et de l’importante contribution de plusieurs étudiants diplômés, dont Jacqueline Tokarew, Daniel El-Kodsi, Nathalie Lengacher et Travis Fehr.

Récemment, le Dr Schlossmacher, Julianna Tomlinson, Ph.D., et John Pezacki, Ph.D., du Département de chimie à l’Université d’Ottawa, ont reçu une nouvelle subvention de recherche des Institiuts de recherche en santé du Canada pour poursuivre ces travaux. Ils mettent également leurs nouveaux outils de recherche uniques à la disposition du monde entier dans le cadre d’un partenariat entre BioLegend et l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa.

Contact pour les médias :

Paul Logothetis
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