Deux chercheurs de l’Université d'Ottawa à la tête de discussions globales sur l’utilisation responsable de l’IA

Publié le mardi 18 décembre 2018

Les abonnés de Netflix connaissent bien les suggestions basées sur leurs habitudes de visionnement de la plateforme de diffusion en continu. Comment cette dernière sait-elle ce que vous aimez? Grâce à l’intelligence artificielle (IA).

Que nous en soyons conscients ou non, nous interagissons avec l’IA plusieurs fois par jour. Les téléphones intelligents, les systèmes de réservation en ligne et les médias sociaux se servent tous de l’IA. Et il en était de même pour la voiture autonome d’Uber qui est malheureusement responsable d’un accident mortel.

Ce qui forcément soulève la question suivante : devrions-nous faire confiance à l’IA?

Experts en IA, Jason Millar et Ian Kerr

À l’Université d’Ottawa, les professeurs Jason Millar de la Faculté de génie et Ian Kerr, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éthique, droit et technologie à la Faculté de droit, sont les spécialistes en matière d’IA. En collaboration avec leurs collègues japonais, les chercheurs Koichi Hori et Kentaro Kotsuki, ils ont traité de l’adoption responsable de l’IA devant plus de 150 dirigeants, dirigeantes et spécialistes internationaux du domaine des technologies rassemblés à la Conférence multipartite du G7 sur l’intelligence artificielle qui s’est tenue le 6 décembre 2018.

Dans leur document de discussion, ils affirment que « (…) puisque les humains perçoivent souvent l’IA comme étant “supérieure” dans ses capacités, ils peuvent trop lui faire confiance (…). »

 

 

La responsabilisation de l’IA est un des thèmes de portée mondiale discutés lors de la réunion du G7, et pendant laquelle le premier ministre Justin Trudeau a annoncé un investissement majeur dans l’IA qui mènera à la création de 16 000 nouveaux emplois.

« Nous croyons que nous devrions davantage promouvoir la confiance sociétale dans les systèmes d’IA qui sont foncièrement dignes de confiance », affirme le professeur Millar qui, avec le professeur Kerr, a aussi fourni des commentaires aux responsables de la rencontre pour les aider à orienter les prochaines thématiques du G7 en matière de responsabilisation de l’IA.  

« Notre document met en évidence le lien étroit entre responsabilisation et confiance dans le but de fournir aux responsables des politiques des balises sur les mécanismes nécessaires à l’atteinte de niveaux adéquats de confiance dans l’IA en tant que société », déclare le professeur Kerr. « De tels mécanismes sont essentiels au développement de l’IA responsable. »

Consultez le document de discussion Responsabilité en matière d’IA : promouvoir une plus grande confiance de la société.

 

Personne-ressource pour les médias :

Isabelle Mailloux Pulkinghorn

Université d’Ottawa

Cellulaire : 613-240-0275

imaillou@uOttawa.ca

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