Endiguer l’épidémie : l’Université d’Ottawa au cœur de la réponse du Canada au COVID-19

Publié le vendredi 6 mars 2020

Researcher in lab holding container filled with blue liquid

 

Cinq chercheurs de l’Université d’Ottawa reçoivent du financement pour contribuer à la recherche canadienne visant à contrer le coronavirus

Alors que le nombre de cas signalés de coronavirus ne cesse d’augmenter et que de plus en plus de pays sont touchés, l’ensemble de la communauté de la recherche s’est lancée dans une course contre la montre afin de développer un vaccin efficace pour en contrer la propagation. Le Canada participe activement à cet effort international.

En 2019, le monde a assisté à l’émergence d’un virus causant une pneumonie virale chez l’humain et entraînant une détresse respiratoire aiguë, voire la mort dans environ 0,2 à 5 % des cas. Nommé coronavirus 2019 (COVID-19), ce virus – qui est endémique chez les animaux sauvages – s’est depuis propagé aux humains. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré que l’épidémie actuelle de ce nouveau coronavirus constitue une urgence de santé publique de portée internationale.

Une épidémie contre laquelle il n’y a actuellement aucun traitement antiviral efficace.

En vue de faire face à cette urgence mondiale de santé publique, le gouvernement du Canada investira près de 27 M$ dans la recherche médicale et sociale, ainsi que dans le domaine des politiques de contremesures, afin de permettre aux chercheuses et chercheurs canadiens de trouver des solutions concrètes pour affronter cette crise sanitaire.

L’émergence du COVID-19 a également permis de constater le besoin d’information claire, récente et accessible en provenance de sources fiables afin d’éviter la diffusion d’information erronée, les incidents racistes et la panique générale dans la population.

L’Université d’Ottawa recevra plus de 2 M$ en subventions de recherche.

Certains des chercheurs qui joueront un rôle clé dans la réponse du Canada à l’épidémie mondiale de coronavirus viennent de l’Université d’Ottawa :

 

Maxim Berezovski (Faculté des sciences) est professeur au Département de chimie et sciences biomoléculaires et directeur du Laboratoire d’interaction moléculaire et bioanalytique. Il a réuni une équipe de spécialistes en chimie, en maladies infectieuses et en diagnostics cliniques en vue de mettre au point des tests diagnostiques abordables, rapides, simples et réalisables n’importe où. Ces tests, dont on a un besoin criant, permettront de diagnostiquer et d’isoler rapidement les personnes infectées par le coronavirus.

 

Patrick Fafard (Faculté des sciences sociales) est professeur à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales, directeur associé du Global Strategy Lab et spécialiste des questions de santé des populations. Il dirigera une équipe internationale qui étudiera la façon dont les représentants du gouvernement communiquent les conseils de santé. L’équipe évaluera également la compréhension et la confiance du public à l’égard des messages gouvernementaux. Les travaux du professeur Fafard permettront d’élaborer, à la lumière de données concrètes, des stratégies d’intervention en matière de santé publique pour atténuer la propagation des maladies infectieuses au Canada et dans quatre autres pays dont les systèmes de santé sont semblables au nôtre.  

 

Ronald Labonté (Faculté de médecine) est professeur à l’École d’épidémiologie et de santé publique et expert en gestion mondiale des maladies infectieuses et de la résistance aux antimicrobiens. Pendant l’épidémie de coronavirus, le professeur Labonté analysera la mise en œuvre de l’approche « Un monde, une santé » de l’Organisation mondiale de la Santé dans la gestion des maladies infectieuses au Canada et ailleurs dans le monde. Son objectif principal : favoriser l’adoption de stratégies de santé publique fondées sur des données probantes pour contrer le coronavirus et améliorer la collaboration internationale afin d’en atténuer la propagation.

 

Marc-André Langlois (Faculté de médecine) est professeur au Département de biochimie, de microbiologie et d’immunologie, en plus de diriger le Laboratoire de bioconfinement NC2+. Virologiste moléculaire, le professeur Langlois sera à la tête d’une équipe multidisciplinaire composée, entre autres, de chercheurs du Conseil national de recherches du Canada. Ensemble, ils travailleront au développement d’anticorps génétiquement modifiés pouvant servir à limiter la propagation du coronavirus et à mieux le détecter dans des échantillons de patients. L’équipe concevra également un outil diagnostique pouvant être distribué dans les cliniques, sur le terrain et en régions éloignées. L’objectif le plus ambitieux demeure toutefois la création d’un vaccin par vaporisation nasale peu coûteux, développé à l’aide de protéines virales extraites de plantes.

 

Kumanan Wilson (Faculté de médecine) est professeur à l’École d’épidémiologie et de santé publique, scientifique principal à l’Hôpital d’Ottawa et conseiller en innovation à l’Institut de recherche Bruyère. Avec son équipe, il évaluera le rôle du Canada dans la réponse mondiale à l’épidémie de coronavirus. Il analysera également l’état de préparation et la réaction du Canada face à l’épidémie et cherchera à savoir à quel point le pays s’est conformé aux règlements sanitaires internationaux. Réalisée à l’Institut de recherche Bruyère, l’étude aidera les autorités de santé publique canadiennes et internationales à améliorer les mesures qu’elles adoptent en cas d’urgence de santé publique.  

 

Ces chercheurs et leurs équipes respectives possèdent l’expertise, les outils et les infrastructures nécessaires pour se mobiliser rapidement et contribuer à la réponse mondiale contre le COVID-19. Ils nous permettront ainsi de mieux nous préparer, en tant que collectivité, aux épidémies de nouvelles souches de coronavirus.

 

Personne-ressource pour les médias :
Isabelle Mailloux Pulkinghorn
Gestionnaire, Relations avec les médias
Université d’Ottawa
613-240-0275

 

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