Huit nouvelles études pour examiner les variants préoccupants de la COVID-19 au Canada

Publié le mardi 6 juillet 2021

Remplissage de béchers en laboratoire

Huit nouveaux projets de recherche sont en cours au Canada pour étudier les variants préoccupants (VP) et les variants d’intérêt (VI) de la COVID-19. Ces projets de recherche vont de l’étude des facteurs sociaux qui peuvent protéger les populations autochtones – ou accroître leur vulnérabilité – face à la COVID-19 et aux VP, à la création d’une base de données canadienne sur la surveillance des eaux usées.

Tous ces projets sont financés par CoVaRR-Net (Coronavirus Variants Rapid Response Network, le Réseau de réponse rapide aux variants du coronavirus), un réseau formé de chercheurs interdisciplinaires provenant d’institutions à travers le pays, créé pour faire face à la menace que représentent de nouveaux variants du SRAS-CoV-2. Le réseau CoVaRR-Net a été créé grâce à une subvention de neuf millions de dollars des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et cette première série de projets de recherche représente un investissement d’environ 1,2 million de dollars.

« L’objectif de CoVaRR-Net est de répondre rapidement à des questions cruciales et urgentes concernant les variants, telles que leur transmissibilité accrue, leur probabilité de causer des cas graves de COVID-19 et leur résistance aux vaccins », explique Marc-André Langlois, professeur à l’Université d’Ottawa et directeur général du réseau CoVaRR-Net. « Notre objectif est d’être une source fiable d’information fondée sur des données probantes. Les résultats obtenus par les experts de notre réseau et leurs équipes fourniront aux décideurs au Canada, mais aussi à l’étranger, des conseils concernant la pharmacothérapie, l’efficacité des vaccins et d’autres stratégies de santé publique. »

Logo de CoVaRR-Net

Un aperçu des projets de recherche financés

« Nous savons que les populations autochtones du Canada et des États-Unis ont été touchées de façon disproportionnée par la pandémie de COVID-19 et que l’impact des VP évolue constamment », a déclaré Kimberly Huyser, professeure agrégée à l’Université de la Colombie-Britannique, directrice du Pilier de recherche sur la mobilisation, le développement et la recherche autochtones pour le réseau CoVaRR-Net, et chef de projet. « Ce projet ne se contentera pas d’étudier les facteurs sociaux qui peuvent protéger les Autochtones – ou les rendre plus vulnérables – à la COVID-19 et aux VP. Nous allons également rassembler des données qui nous permettront de comprendre les expériences et les points de vue des Autochtones par rapport à la pandémie et cerner les domaines de préoccupation des populations autochtones du Canada concernant les variants. »

Étant donné que les eaux usées peuvent servir de système clé pour le dépistage précoce de la propagation du virus et permettre de détecter de nouveaux variants (le virus peut être détecté dans les déchets humains de trois à sept jours avant que les éclosions ne soient reconnues), trois des projets nouvellement financés concernent les eaux usées:

  • Utiliser des technologies de pointe pour permettre un dépistage intensif des eaux usées, notamment pour tester tous les échantillons positifs à la COVID-19 afin de détecter la présence de signatures de variants à Vancouver, Toronto, Ottawa et Montréal. Les données permettront de mieux comprendre la propagation du virus et de ses variants, et de savoir s’ils échappent à la protection vaccinale;
  • Créer une base de données canadienne sur la surveillance des eaux usées qui permettra notamment d’identifier les endroits où le nombre de cas peut fluctuer et de transmettre ces renseignements aux décideurs afin qu’ils puissent être proactifs pour minimiser les éclosions;
  • Élaborer un cadre unifié pour le séquençage du génome et l’analyse des données à l’échelle du Canada, et mettre au point des méthodes pour suivre les mutations et les variants par l’entremise des eaux usées.

D’autres projets se penchent sur un vaste éventail de questions relatives à mieux comprendre les variants et leurs répercussions sur la pandémie au Canada et dans le monde. Voici les points saillants des autres projets financés:

  • Une étude approfondie de la réponse immunitaire qui examine quels gènes sont activés et l’intensité relative de la réponse immunitaires en fonction du type de vaccin que la personne a reçu, de la combinaison (s’il y en avait une) et de l’intervalle entre les doses;
  • L’efficacité des vaccins contre les variants en faisant une mise au point de nouvelles technologies permettant de tester des centaines, puis des milliers de variants potentiels afin d’anticiper ceux qui pourraient échapper au système immunitaire ou infecter différents types de cellules de l’organisme (p. ex., poumons, intestins, cerveau et paroi des vaisseaux sanguins);
  • La consignation des données relatives aux variants préoccupants existants et émergents du SRAS-CoV-2 qui constituera un volet important de la pratique de la santé publique dans un proche avenir. L’étude vise à s’assurer que toutes les unités de santé publique du pays élaborent des processus efficaces pour détecter et atténuer la propagation de ces variants;
  • Simplifier l’accès aux connaissances en aidant les Canadiens à accéder rapidement aux renseignements les plus récents et les plus précis sur les VP afin de leur permettre de prendre des décisions éclairées. L’équipe de l’étude mettra au point des outils de recherche automatisés pour le grand public, rédigera régulièrement des synthèses pour éclairer les Canadiens et adaptera une application Web destinée à communiquer au public des renseignements complexes sur les VP.

« Trois mois seulement après avoir reçu son financement, le réseau CoVaRR-Net a presque terminé sa mise sur pied. Nous voulons être une ressource pour les Canadiens et les chercheurs », a affirmé le Pr Langlois. « Pour le public, notre objectif est d’être la principale source d’information fiable sur les variants et ces huit projets nous fourniront plus de renseignements à partager. La sensibilisation et l’engagement de la communauté ainsi que l’équité en matière de santé, de même que l’équité, la diversité et l’inclusion orientent les activités de notre réseau et nous nous efforçons de faire en sorte que la science et le travail du réseau CoVaRR-Net soient accessibles au public. »

Pour les chercheurs canadiens, CoVaRR-Net souhaite créer des mécanismes, comme une biobanque nationale, une plateforme de partage de données et des accords de partage de matériel afin qu’ils puissent partager des ressources physiques de recherche, des données et des connaissances. « L’objectif est qu’il soit plus facile et rapide pour les chercheurs d’avoir accès à ce dont ils ont besoin pour étudier les variants au Canada afin de pouvoir plus rapidement effectuer des recherches… et obtenir des résultats », ajoute le Pr Langlois.


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