L’âge ne veut rien dire

Publié le mercredi 25 juillet 2018

Aînés prospères

Un mouvement mené par ILC-Canada et l’Université d’Ottawa milite pour une  Convention des Nations Unies sur les droits des personnes âgées

 

Des représentants de l’International Longevity Centre au Canada (Centre international sur la longévité du Canada ou ILC-Canada) et l’Institut de recherche LIFE de l’Université d’Ottawa étaient au Siège des Nations Unies aujourd’hui pour s’adresser aux activistes et aux chercheurs dans le cadre de leurs efforts pour une convention des Nations Unies sur les droits des personnes âgées, auprès du Groupe de travail à composition non limitée sur le vieillissement.

Nous devrions pouvoir nous réjouir de vivre une vie toujours plus longue et plus active que celle de nos ancêtres. Or, vieillir représente un défi à l’échelle mondiale. Plusieurs sociétés vont même jusqu’à déprécier les personnes âgées. L’âge est en effet trop souvent synonyme de déclin, d’isolement et de perte de valeur sociale, et l’âgisme – la discrimination fondée sur l’âge – est non seulement tenace, mais souvent accepté socialement. Les capacités des personnes âgées sont remises en question, et les personnes elles-mêmes n’ont pas valeur de ressources qui méritent un investissement social.

Pour corriger cette situation ILC Canada et l’Institut de recherche LIFE de l’Université d’Ottawa demandent au gouvernement canadien d’agir dès maintenant afin d’encadrer les droits des aînés dans une convention.

Cet événement organisé par ILC-Canada et l’Institut de recherche LIFE de l’Université d’Ottawa, et commandité par l’Association médicale canadienne (AMC), le Réseau FADOQ, Home Instead et le gouvernement du Canada, prendra la forme d’une discussion Nord-Sud sur les questions dont traite la neuvième session du Groupe de travail, à savoir la disponibilité, la qualité et la durabilité des systèmes de soins de longue durée et palliatifs, ainsi que les droits des personnes âgées à l’autonomie et à l’indépendance. 

“En appuyant une telle Convention le Canada ferait preuve de leadership et aiderait à améliorer les vies des personnes âgées ici au Canada, mais aussi à travers le monde”, a déclaré le Dr Laurent Marcoux, membre de la délégation ILC-Canada/ Institut de recherche LIFE de l’Université d’Ottawa et président de l’AMC.

En plus d’établir un état des lieux et de mettre en évidence le besoin grandissant de services de soins de santé de longue durée, palliatifs ou autres, la session portait sur les concepts d’autonomie et d’indépendance qui, bien que variant selon les contextes sociaux, culturels et économiques, sont universels dans leurs manifestations. Ce qu’on entend par autonomie et indépendance influe en effet grandement sur les droits des personnes âgées, peu importe l’endroit dans le monde où elles habitent.

La récente nomination au Canada d’une Ministre des Aînés est un pas dans la bonne direction. Nous demandons ainsi à l’Honorable Filomena Tassi d’appuyer le mouvement international de protection des droits des personnes âgées.  

Le Canada possède une longue histoire de leadership en matière d’encadrement des droits de la personne. C’est donc dans c’est esprit qu’ILC-Canada et l’Institut de recherche LIFE de l’Université d’Ottawa ont adressé une lettre au ministre des affaires extérieures, signée par un consortium d’experts, pour demander au gouvernement canadien d’agir dès maintenant afin d’encadrer les droits des aînés dans une convention.

Depuis la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948, les États ont adopté des conventions internationales pour la protection des droits des femmes, des enfants et des personnes handicapées. La prochaine étape : les droits des personnes âgées.

 

Pour plus d’information :
Isabelle Mailloux Pulkinghorn
Université d’Ottawa
613-240-0275
imaillou@uOttawa.ca

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