L'exercice atténue l'impact négatif des traitements contre le cancer

Publié le mercredi 14 août 2019

souliers de course de coureurs qui s'échauffent pour un marathon

Près de 40 pour cent des gens recevront un diagnostic de cancer au cours de leur vie. Le dépistage précoce et l'amélioration des traitements ont augmenté les taux de survie, mais cela a créé un tout nouveau défi pour les médecins.

Ils doivent maintenant à la fois prévenir et gérer les effets à long terme des traitements contre le cancer sur la santé. Heureusement, il s'avère que la meilleure façon de prévenir le cancer est aussi la meilleure façon de contrecarrer les effets néfastes des traitements. La réponse est: l'exercice.

La radiothérapie augmente considérablement le risque de développer des tumeurs malignes secondaires chez les patients atteints de cancer, mais de nouvelles recherches menées par le Dr Michael De Lisio, professeur agrégé de kinésiologie et de médecine moléculaire à l'Université d'Ottawa, suggèrent un lien entre l'exercice et la prévention de telles tumeurs malignes.

Afin de déterminer si certaines caractéristiques des patients pouvaient influencer les effets de la radiation sur l'organisme, le Dr De Lisio et son équipe ont évalué l'impact de l'entraînement physique et de l'obésité sur la récupération du système sanguin après une exposition à de la radiation.

Ils ont étudié deux groupes de souris exposées à des doses de rayonnement qui n'étaient pas mortelles, mais suffisantes pour endommager le système du sang. L'un était actif, tandis que l'autre groupe était sédentaire. Les chercheurs ont ensuite prélevé des échantillons de moelle osseuse pour évaluer les marqueurs du système immunitaire associés à la régénération du système immunitaire.

 « Il est intéressant de constater que l'entraînement physique a permis d'augmenter la teneur en cellules souches hématopoïétiques et de remodeler l'environnement de la moelle osseuse de manière à favoriser la régénération du système immunitaire, ce qui aide à prévenir l'apparition de tumeurs malignes secondaires », a déclaré le Dr De Lisio. « D'autre part, l'obésité a eu l'effet contraire, réduisant le nombre de cellules souches hématopoïétiques et induisant des changements dans la moelle osseuse qui inhibent la régénération sanguine et immunitaire. »

couple âgées marchant dans les arbres

Les résultats de l'étude fournissent des données préliminaires importantes et prometteuses à l'appui de l'élaboration d'interventions en matière d'exercice pour les survivants du cancer à long terme. Ils identifient également les personnes obèses comme une population à risque accru de complications à long terme.

De plus, les recherches du Dr De Lisio ont permis d'identifier cinq protéines qui pourraient expliquer les différentes réponses de régénération du système immunitaire entre les souris obèses et les souris actives. Ces protéines pourraient fournir des cibles ou des biomarqueurs pour de futurs traitements.

Pour lire l'étude complète, publiée dans le MMSE, cliquez ici.

 

Pour de plus amples informations:
Isabelle Mailloux Pulkinghorn
613.240.0275
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