Moins du tiers des adultes ayant une déficience intellectuelle subissent un examen de dépistage du cancer colorectal

Publié le jeudi 26 février 2015

Une nouvelle étude dont les résultats ont été publiés dans la revue PLOS ONE (anglais seulement) révèle qu'en Ontario, les adultes ayant une déficience intellectuelle comme l'autisme ou le syndrome de Down sont beaucoup moins susceptibles de passer un examen de dépistage du cancer colorectal que les adultes de la population générale.

Dans le cadre de cette étude, la première en son genre, les chercheurs ont montré que seulement 32 % des Ontariens ayant une déficience intellectuelle avaient subi les examens colorectaux recommandés (soit l'un des tests suivants : recherche de sang occulte dans les selles au cours des deux années précédentes; sigmoïdoscopie au cours des cinq années précédentes; coloscopie au cours des dix années précédentes), comparativement à 47,2 % des Ontariens sans déficience intellectuelle.

« Comme les personnes ayant une déficience intellectuelle vivent plus longtemps, le risque qu'elles souffrent de maladies chroniques comme le cancer est plus élevé. Un dépistage sous‑optimal pourrait accroître le fardeau du cancer dans cette population », explique Hélène Ouellette‑Kuntz, auteure principale de l'étude, professeure au Département des sciences de la santé publique à l'Université Queen's et chercheuse à l'Institute of Clinical Evaluative Sciences (ICES).

Dans le cadre de l'étude de cohorte, les chercheurs ont examiné la participation à des tests de dépistage du cancer colorectal des résidents de l'Ontario avec et sans déficience intellectuelle âgés de 50 à 64 ans au 31 mars 2010. Les résultats montrent qu'au sein de la population ayant une déficience intellectuelle,  les caractéristiques comme le fait d'être plus âgé, d'être une femme, de faire partie de la population plus susceptible de faire une grande utilisation des ressources de soins santé et de faire partie ou de consulter un médecin faisant partie d'un modèle de prise en charge des patients pour les soins primaires étaient toutes associées de façon significative à une probabilité plus élevée d'avoir participé à des tests de dépistage du cancer colorectal.

« Les résultats d'une de nos études antérieures révélaient des écarts encore plus importants entre les Ontariennes sans déficience intellectuelle et celles qui en ont une en ce qui concerne le dépistage du cancer du sein et du cancer du col de l'utérus. Les constatations de nos dernières recherches mettent en lumière la nécessité urgente d'intervenir de façon ciblée afin de rendre le dépistage du cancer accessible à tous », ajoute Virginie Cobigo, professeure à l'École de psychologie de l'Université d'Ottawa et chercheuse à l'ICES.

Le cancer colorectal est le troisième cancer en importance au Canada et représente la deuxième cause de décès par cancer au Canada chez les hommes et la troisième chez les femmes. En 2008, le gouvernement de l'Ontario a lancé le premier programme de dépistage du cancer colorectal au sein de la population au Canada. Ce programme vise à accroître la capacité des soins primaires à participer à un dépistage coordonné du cancer colorectal et à réduire la mortalité attribuable à ce type de cancer.

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