Nouveau projet inclusif de planification, d'intervention et de rétablissement en cas de catastrophe

Publié le vendredi 11 octobre 2013

Cette année, la Journée internationale de la prévention des catastrophes (13 octobre) a pour thème « Les personnes handicapées en situation de catastrophe naturelle ». Comme le montrent nombre de rapports et d'études, les besoins des personnes handicapées lorsque survient une catastrophe d'origine naturelle ou humaine sont souvent sous-évalués et mal compris; c'est pourquoi des chercheurs de l'Université d'Ottawa et des partenaires de la communauté se sont regroupés pour lancer le projet EnRiCH (en anglais) afin de favoriser la résilience en tant que stratégie de gestion des catastrophes. Le projet connaîtra une application élargie grâce à une importante initiative, la collaboration EnRiCH (en anglais), qui rassemble plus de 60 partenaires des universités, des gouvernements et des communautés de neuf pays.

Les personnes qui vivent avec un handicap forment un cinquième de la population mondiale. Cela représente un potentiel extraordinaire de participation à des projets visant la réduction des risques liés aux catastrophes et le renforcement de la résilience des communautés. Cependant, ce potentiel est souvent méconnu. Des chercheurs de l'Université d'Ottawa, en partenariat avec la Croix-Rouge canadienne, le Centre des sciences pour la sécurité de Recherche et développement pour la défense Canada ainsi que des organismes gouvernementaux et communautaires, se sont penchés sur la capacité des communautés, des programmes et des entreprises de mettre en place des mesures de préparation et de réaction aux catastrophes avec et pour les personnes ayant un handicap ou d'autres limitations fonctionnelles.

« Notre grand objectif est de montrer que les décisions et les politiques visant à réduire les risques liés aux catastrophes doivent refléter les atouts et les besoins des personnes vivant avec un handicap », explique Tracey O'Sullivan, directrice du projet EnRiCH et professeure agrégée à la Faculté des sciences de la santé de l'Université d'Ottawa. Avec son équipe, elle a créé un processus de collaboration efficace pour la planification, l'intervention et le rétablissement en cas de catastrophe grâce à une mobilisation inclusive, à l'aide d'une approche communautaire.

« Notre approche, mise à l'essai dans le cadre de quatre projets pilotes au Canada (à Gatineau, Québec, Truro et dans la région de Waterloo), préconise un changement de culture. Il ne faut plus voir les personnes handicapées comme un problème à gérer lors des urgences, mais comme des atouts et des partenaires dans la communauté, ajoute la professeure O'Sullivan. Autrement dit, cette approche permet aux personnes ayant des limitations fonctionnelles de s'approprier leur propre préparation, de jouer un rôle de leader, de poursuivre leurs objectifs de carrière personnels et d'aider leur communauté à répondre à des besoins uniques en matière de planification. »

Pour mettre ces connaissances directement à la disposition des personnes qui en ont le plus besoin, la Collaboration EnRiCH rassemble divers groupes de gestion des catastrophes, des services de premiers répondants de tous les niveaux et d'importants groupes de soutien pour travailler avec les organismes qui représentent les personnes ayant des limitations fonctionnelles. Cette nouvelle collaboration internationale permettra, grâce à la contribution des principaux intéressés, de cerner les enjeux nouveaux et les recherches nécessaires.

Renseignements

Kina Leclair
Agente des relations médias
Université d'Ottawa
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