De prestigieuses distinctions en francophonie

Publié le mardi 28 janvier 2020

Le Réseau international des Chaires Senghor de la Francophonie (RICSF) a octroyé la première Chaire Senghor de l’Université d’Ottawa au professeur Sanni Yaya, de la Faculté des sciences sociales.

« Il s’agit d’un remarquable accomplissement pour l’Université d’Ottawa, a déclaré le recteur et vice-chancelier Jacques Frémont. Nous sommes à la fois ravis de cette reconnaissance internationale et enthousiastes à l’idée de nous joindre au prestigieux Réseau Senghor. »

Fort de ses 21 chaires qui lui assurent une présence en Afrique, en Amérique, en Asie et en Europe, le RICSF a pour vocation d’encourager des travaux de recherche indépendants et de faire progresser les connaissances sur la francophonie. De surcroît, il vise à stimuler la recherche dans le domaine et à animer un débat d’idées sur le monde francophone et son évolution, tout en favorisant la coopération entre partenaires francophones.

Cette nouvelle Chaire Senghor sur la santé et le développement en Afrique subsaharienne contribuera à alimenter les débats scientifiques sur les approches et les interventions susceptibles de freiner l’évolution des courbes de mortalité maternelle et infantile en Afrique subsaharienne, l’un des 17 objectifs de développement durable des Nations Unies. Son titulaire, le professeur Yaya, possède une expertise internationalement reconnue en la matière. L’obtention de cette chaire vient ainsi parachever 15 ans de recherche sur des thématiques d’une très grande portée sociale.

« Notre identité, notre ADN, sont imprégnés de francophonie, a indiqué le vice-recteur à la recherche Sylvain Charbonneau. L’attribution de cette Chaire Senghor à l’Université d’Ottawa confirme son rôle de chef de file dans la recherche en francophonie. »

Pionnier dans la recherche sur la santé et le développement en Afrique, le professeur Yaya s’est illustré comme chercheur prolifique à la vision humaniste et par son engagement et sa grande passion pour la santé mondiale. Ses contributions ont permis de replacer la santé dans le champ des sciences sociales et de l’inscrire au cœur des débats sur le développement international.

La Chaire Senghor s’ajoutera au Collège des chaires sur le monde francophone de l’Université d’Ottawa.

« L’intégration du professeur Yaya au Collège des chaires s’inscrit également dans la stratégie d’internationalisation de l’Université », a souligné le directeur du Collège, E.-Martin Meunier.

Selon lui, d’autres collaborations fructueuses avec plusieurs universités du Réseau Senghor sont à prévoir dans un proche avenir.

La Chaire Senghor sur la santé et le développement en Afrique subsaharienne de l’Université d’Ottawa a été inaugurée le 28 janvier. Deux nouvelles chaires de recherche sur la francophonie internationale ont également été annoncées à cette occasion.

 

Nouvelles chaires de recherche sur la francophonie internationale

Deux titulaires de chaires de recherche sur la francophonie internationale se joignent au Collège des chaires de recherche sur le monde francophone :

Marie-Eve Desrosiers (Faculté des sciences sociales) — Chaire de recherche en francophonie internationale sur les aspirations et mouvements politiques en Afrique francophone

Marie-Eve Desrosiers est professeure à l’École de développement international et mondialisation, et spécialiste de la gouvernance et de la sécurité en Afrique subsaharienne. Ses recherches portent sur la relation entre gouvernants et gouvernés, les crises politiques et les conflits dans la sous-région, ainsi que sur les facteurs favorisant la participation aux mouvements sociaux et conflits, incluant les revendications identitaires et l’autoritarisme.

Sa chaire visera à mieux comprendre les spécificités francophones et locales des trajectoires protestataires de citoyens ordinaires au sein de la francophonie africaine, à travers l’analyse des mobilisations récentes au Burkina Faso, en Guinée et en République Démocratique du Congo.

Sylvie Grosjean (Faculté des Arts) — Chaire de recherche en francophonie internationale sur les technologies numériques en santé

Chercheuse au Département de communication, la professeure Grosjean est reconnue pour son expertise dans le domaine de la communication organisationnelle et en santé.

Sa chaire visera à améliorer la compréhension des enjeux liés aux usages et au design des technologies numériques de santé compte tenu des défis spécifiques rencontrés dans le monde francophone. En utilisant la méthodologie innovatrice du co-design dont elle est l’une des pionnières, Sylvie Grosjean s’attachera à identifier entre autres, les critères d’acceptabilité sociale qui devront être intégrés au design de ces technologies.

 

Pour plus d’informations : media@uottawa.ca

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