Le Programme de surveillance des effets des métaux sur la santé de Yellowknife termine son étude de base

Publié le mercredi 15 mai 2019

Yellowknife vue du ciel

Le Dr Laurie Chan et son équipe de l'Université d'Ottawa sont heureux d'annoncer que la première phase du Programme de surveillance des effets des métaux sur la santé de Yellowknife (YKHEMP) est complétée, offrant ainsi pour la première fois aux résidents de Dettah, Ndilo et Yellowknife un portrait complet du niveau d'exposition à l'arsenic et aux autres métaux.

Ayant atteint cet objectif principal, le YKHEMP aidera à faire en sorte que le projet d'assainissement de la mine Giant n'ait pas d'effets négatifs sur la santé de la collectivité dans le cadre de ses activités.

Au cours de leur étude, le Dr Chan et son équipe ont mesuré les concentrations d'arsenic dans les échantillons d'urine et d'ongle d'orteil prélevés chez des participants. Les concentrations de plomb et de cadmium ont également été mesurées dans les échantillons d'urine. Avec plus de 2000 participants, les résultats obtenus par l'équipe du Dr Chan permettent de faire une comparaison directe avec les résultats de l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé, recueillis dans la population générale à travers le pays.

Dr Laurie Chan

Dr Laurie Chan

« Les résultats de l'étude démontrent que, dans l'ensemble, les résidents de Yellowknife, Ndilo et Dettah sont exposés à l'arsenic dans une plage semblable à celle du reste du Canada », a expliqué le Dr Chan. « Bien que nous ayons observé des niveaux d'exposition moyens légèrement plus élevés chez les enfants (6,6 µg/L pour l'échantillonnage aléatoire et 7,2 µg/L pour les volontaires) comparativement à la population adulte (5,4 µg/L pour l'échantillonnage aléatoire et 5,7 µg/L pour les volontaires) et les enfants de la population canadienne (5,4 µg/L), ces résultats sont encore bien en deçà du niveau de référence dérivé de l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé de 21 µg/L. »

L'étude a également cherché à établir le niveau d'exposition de base à l'aide d'échantillons d'ongles d'orteils, ce qui permet une comparaison ponctuelle plus longue que l'échantillonnage d'urine ne peut établir. Comme il n'existe actuellement aucun point de référence sur l'arsenic dans les ongles des orteils, un soutien accru est offert aux personnes qui présentaient des concentrations plus élevées d'arsenic dans leurs échantillons d'ongles des orteils, selon les recommandations de l'administrateur en chef de la santé publique des TNO. L'administrateur en chef de la santé publique, de même que d'autres conseillers en santé du ministère de la Santé et des Services sociaux du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest et de Santé Canada, participent d’ailleurs activement au Comité consultatif de l'étude depuis son lancement en 2017.

L'établissement de ces points de référence était crucial pour les analyses de l'exposition aux contaminants au cours des années à venir. Comme l'arsenic est présent naturellement dans la région de Yellowknife en raison des formations géologiques locales, l'étude du YKHEMP n’est actuellement pas en mesure de déterminer si les expositions récentes proviennent de sources naturelles, de sources alimentaires ou des anciennes mines. L'étude sera répétée tous les cinq ans afin de suivre les tendances de l'exposition et d'étudier les liens potentiels avec la santé de la population en général.

Les résultats sommaires seront partagés avec le public au cours de trois réunions communautaires avec trois groupes de population différents (la population générale de Yellowknife, l'Alliance des Métis de North Slave et la Première nation dénée de Yellowknife) entre le 14 et le 16 mai 2019.

 

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Orian Labrèche
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