Un projet de recherche analyse les meilleurs types d'exercices pour les jeunes obèses

Publié le lundi 22 septembre 2014

Comment pouvons-nous mieux combattre « l'épidémie » d'obésité chez les adolescents au Canada? Selon une étude publiée dans JAMA Pediatrics, (anglais seulement) en jumelant l'exercice aérobique avec l'entraînement de résistance.

L'étude intitulée Healthy Eating Aerobic and Resistance Training in Youth (HEARTY) [Alimentation saine et entraînement d'aérobie et de résistance chez les jeunes], dirigée par les chercheurs de l'Université de Calgary et de l'Université d'Ottawa, a été menée auprès de 304 jeunes obèses âgés de 14 à 18 ans de la région d'Ottawa et de Gatineau. Avant d'être placés au hasard dans quatre groupes, ils ont tous été soumis pendant quatre semaines au même counselling et au même régime favorisant la saine alimentation et la perte de poids. Le premier groupe a suivi un entraînement de résistance à l'aide de machines à contrepoids et de certains haltères; le deuxième n'a effectué que des exercices aérobiques sur tapis roulant, exerciseur elliptique et vélo stationnaire; le troisième a suivi un entraînement combinant des exercices aérobiques et de résistance; et le dernier groupe n'a fait aucune activité physique.

« L'obésité est devenue une épidémie chez les jeunes », mentionne Dr Ron Sigal de l'Institute for Public Health de l'Université de Calgary et du Libin Cardiovascular Institute of Alberta. « Habituellement, on conseille aux adolescents en surpoids de faire davantage d'activité physique, mais il existe peu de données probantes sur le meilleur type d'exercices à effectuer pour perdre du poids. »

Dans l'ensemble de la population à l'étude, chaque type d'exercices a réduit le gras corporel de façon considérable et similaire. Les trois programmes d'exercice ont causé une perte de gras beaucoup plus importante que le régime seulement. Selon le professeur Glen Kenny, cochercheur principal de l'Université d'Ottawa, parmi les jeunes qui ont effectué au moins 70 % des séances d'entraînement de l'étude, la diminution du pourcentage de gras corporel a été plus considérable chez ceux qui ont jumelé les exercices aérobiques avec l'entraînement de résistance que chez ceux qui n'ont fait que les premiers. Fait étonnant, chez les participants qui ont effectué au moins 70 % des séances d'entraînement prescrites, le tour de taille a diminué de près de sept centimètres chez ceux choisis au hasard pour jumeler l'exercice aérobique à l'entraînement de résistance, comparativement à environ quatre centimètres chez ceux sélectionnés au hasard pour ne faire qu'un type d'exercice, et aucun changement chez ceux choisis au hasard pour suivre seulement le régime.

On a demandé aux jeunes, supervisés par des entraîneurs personnels, des trois groupes d'exercices de pratiquer de l'activité physique quatre fois par semaine pendant 22 semaines aux installations communautaires. Les changements liés au gras corporel ont été mesurés au moyen d'appareils d'imagerie par résonance magnétique. Étant donné que les exercices aérobiques, comme le cyclisme ou le jogging, peuvent être difficiles pour les personnes qui ont de l'embonpoint, l'entraînement de résistance peut être intéressant, car l'excès de poids corporel constitue un désavantage beaucoup moins important. De plus, il est beaucoup plus facile d'accroître sa force que sa capacité aérobique.

Les chercheurs espèrent que l'étude contribuera à susciter un débat national sur l'obésité chez les enfants et les adolescents, menant possiblement à une stratégie cohérente à long terme sur la façon de mieux traiter le problème. Généralement, 80 % des jeunes atteints d'embonpoint deviennent obèses une fois adultes, ce qui nuira à leur qualité de vie et contribuera à des problèmes de maladie chronique. L'obésité chez l'adulte accroît les risques de diabète, de maladie cardiaque, de cancer et d'invalidité. Dr Sigal et le professeur Kenny ont mené l'étude, et l'équipe de recherche était composée des cochercheurs principaux suivants : Gary Goldfield et Stasia Hadjiannakis de l'Institut de recherche du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario; Janine Malcolm de l'Institut de recherche de l'Hôpital d'Ottawa; et Angela Alberga, auparavant étudiante au doctorat à l'Université d'Ottawa et actuellement boursière de recherches postdoctorales à l'Université de Calgary.

L'étude a été financée par les Instituts de recherche en santé du Canada, et les travaux du Dr Sigal sont financés par Alberta Innovates – Health Solutions.

Personnes-ressource pour les médias

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