Responsabilité, biais et confidentialité : le rapport de l’Université d’Ottawa relève des obstacles majeurs à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les soins de santé

Publié le vendredi 12 mars 2021

Travailleur médical en EPI regardant un ordinateur

Un groupe de recherche interdisciplinaire se demande comment optimiser les avantages potentiels de l’intelligence artificielle (IA) dans les soins de santé au Canada, tout en minimisant ses risques

Un groupe interdisciplinaire de spécialistes chargé de réfléchir sur l’utilisation de l’IA dans les soins de santé au Canada conclut qu’il est primordial de bien saisir les enjeux touchant la responsabilité, les algorithmes biaisés et la façon de protéger la vie privée sans freiner l’innovation avant d’intégrer cette technologie au système de santé.

Avec le soutien de l’Institut canadien de recherches avancées (CIFAR) et de l’Initiative IA + Société de l’Université d’Ottawa, les professeures de l’Université d’Ottawa Colleen M. Flood (professeure titulaire, Section de common law à la Faculté de droit, et directrice du Centre de droit, politique et éthique de la santé) et Céline Castets-Renard (professeure titulaire à la Section de droit civil, Faculté de droit, et titulaire de la Chaire de recherche de l’Université sur l’intelligence artificielle responsable à l’échelle mondiale), en collaboration avec la professeure Joëlle Pineau de l’Université McGill, ont réuni plus d’une douzaine de spécialistes de l’intelligence artificielle, du droit, de l’éthique, de la politique et de la médecine. En plus d’aborder les principaux enjeux réglementaires soulevés par les difficultés entourant l’utilisation de l’IA en santé, le groupe devait trouver des moyens pour le Canada d’en optimiser les avantages potentiels, y compris sur le plan de l’amélioration de la sécurité, de la qualité et de l’efficacité des soins, et d’en minimiser les risques, notamment en matière de discrimination.

Iportmage de le rap

Plusieurs tables rondes ont été organisées pour examiner la réglementation en vigueur et se demander si elle était en mesure de protéger les bénéficiaires et de permettre l’optimisation des avantages associés à une utilisation adéquate de l’IA dans la prestation de soins. Différentes réformes ont également été envisagées.

Pour connaître les points saillants de cette réflexion scientifique (en anglais).

« L’IA pourrait tout simplement révolutionner la qualité, la sécurité et l’efficacité des soins de santé, soutient la Pre Flood. Cependant, la réglementation doit s’adapter aux innovations scientifiques. D’un côté, il faut se doter de mesures visant à encourager le lancement de produits novateurs sur le marché, mais de l’autre, il faut protéger les bénéficiaires et les personnes qui utilisent ces produits contre certains dangers, notamment les algorithmes biaisés susceptibles d’entraîner non seulement de la discrimination, mais aussi des problèmes de sécurité ».

Les médias sont priés d’adresser leurs questions ou demandes d’entrevue directement aux spécialistes visés en consultant cet avis Besoin d’un expert ou en communiquant avec :

Paul Logothetis
Agent de relations médias
Cell : 613.863.7221
plogothe@uottawa.ca

Haut de page