Sonder les mystères de l’immunité contre la COVID-19

Publié le jeudi 15 octobre 2020

Dr Langlois et Dr Cooper

Dr Marc-André Langlois (gauche) et Dr Curtis Cooper

C’est notamment pour mieux comprendre son propre diagnostic de COVID-19 qu’Éric Michaud s’est inscrit comme participant à Halte à la propagation Ottawa. Cette initiative de l’Université d’Ottawa et de l’Hôpital d’Ottawa vise à accélérer le développement d’un vaccin contre le coronavirus qui a bouleversé nos vies.  

« Je veux aider à protéger la société », explique Éric, devenu en mars le deuxième cas confirmé de COVID-19 à Ottawa après des vacances en Californie. « Comme je suis l’un des premiers cas officiels, je suis curieux de savoir ce que révèlent mes résultats. »

L’étude de dix mois sera menée par deux professeurs de la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa : le Dr Marc-André Langlois et le Dr Curtis Cooper, également chercheur clinicien en maladies infectieuses à l’Hôpital d’Ottawa. 

Logo de Halte à la propagation Ottawa

L’équipe de recherche recueillera des échantillons de sang et de salive auprès de 500 volontaires ayant reçu un diagnostic de COVID-19 et de 500 autres volontaires exposés chaque jour à un grand nombre de personnes : professionnels de la santé, enseignants, commis d’épicerie, chauffeurs d’autobus, etc.

L’objectif? Étudier l’immunité des personnes qui ont eu la COVID-19. Pour ce faire, les chercheurs se pencheront sur la réponse immunitaire de personnes symptomatiques et asymptomatiques dans l’espoir de détecter rapidement les infections et de voir dans quelle mesure il est possible de neutraliser le virus.

Lindsay Laviolette, participante

« Nous voulons déterminer combien de temps dure l’immunité naturelle d’une personne qui a été infectée par le virus. Après 10 mois, est-elle encore immunisée? Ce genre de question est très important pour le développement d’un vaccin », explique le Dr Langlois, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la virologie moléculaire et l'immunité intrinsèque. L’étude mesure aussi les impacts psychologiques et socioéconomiques de la pandémie.

« L’augmentation des cas génère beaucoup d’anxiété chez les enseignants et les élèves. Mes collègues et moi croyons que nous sommes tous dans le même bateau et qu’il est important de participer pour comprendre comment le virus se propage, le cas échéant, dans nos écoles », explique Lindsay Laviolette, une enseignante au secondaire qui s’est inscrite à l’étude par souci d’aider. « Il est important pour moi de savoir comment le virus se propage à l’école, si j’ai déjà contracté la maladie et si je suis porteuse du virus. Je veux comprendre comment ces données s’appliquent à l’école. »

Le projet vise à établir une infrastructure à l’Université d’Ottawa pour permettre des études virologiques, immunologiques et épidémiologiques à grande échelle sur la COVID-19 et d’autres maladies infectieuses qui présentent un risque pour la santé humaine.

Pour en savoir plus : Halte à la propagation Ottawa

 

Demandes des médias :

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