Surmonter sa peur des aiguilles pour se faire vacciner contre la COVID-19

Publié le mercredi 13 octobre 2021

Main gantée médicalement tenant une aiguille

L’École de psychologie de l’Université d’Ottawa offre de l’aide aux personnes adultes et adolescentes qui ont la phobie des aiguilles afin qu’elles puissent se faire vacciner contre la COVID-19

Andrea Ashbaugh

« Je suis inquiète de voir les taux de vaccination diminuer, car ça met en péril l’atteinte de l’immunité collective », dit la professeure Ashbaugh.

Le Centre de recherche et des services psychologiques (CRSP) lance un service gratuit fondé sur des données probantes pour aider les personnes adolescentes (de 12 à 17 ans) et adultes (de 18 ans et plus) à reconnaître la peur des aiguilles qui les afflige et à la surmonter grâce à des stratégies d’atténuation et de gestion des symptômes lorsqu’elles doivent recevoir un vaccin.  

Encadrement des symptômes de la peur des aiguilles

« Environ 3,5 % de la population a reçu un diagnostic de phobie des aiguilles ou des injections, et la recherche effectuée en temps de pandémie de COVID-19 laisse entendre qu’à peu près 10 % des gens qui ont choisi de ne pas se faire vacciner justifieraient leur refus précisément par la peur des aiguilles », explique Andrea Ashbaugh, directrice du CRSP, qui est à l’origine de l’initiative.

« J’ai proposé cette initiative parce que les interventions utilisées pour aider les personnes ayant une peur des aiguilles sont de courte durée et simples à appliquer, et qu’elles sont donc tout indiquées pour relancer à la hausse les taux de vaccination. »

Avec l’appui de psychologues cliniciens, d’internes ainsi que d’étudiantes et d’étudiants, le CRSP offre aux personnes participantes une formation pour les aider à surmonter leur peur de manière progressive et à leur propre rythme, dans l’espoir qu’elles acceptent de se faire vacciner au terme de la séance de trois heures.

« Un aspect clé de cette intervention est le fait que l’exposition aux aiguilles est délibérée, planifiée et prise en charge par la personne participante – c’est elle qui choisit le moment où elle se sent capable de passer à l’étape suivante », ajoute Andrea Ashbaugh, professeure agrégée à la Faculté des sciences sociales, qui collabore avec Anxiété Canada et l’Institut de recherche en santé mentale.

Le service sera offert au Complexe sportif Minto, et les séances auront lieu en anglais le 6 novembre et en français le 13 novembre. Renseignez-vous sur l’initiative du CRSP.


Demandes des médias :
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Justine.Boutet@uottawa.ca

 

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