Des ultrasons pour estimer l’impact des tremblements de terre

Publié le vendredi 9 mars 2018

Photo de vagues qui se brisent sur la côte pendant la tempête

Objet de nombreux films hollywoodiens, l’événement souvent appelé « the big one » est un tremblement de terre et un tsunami potentiellement dévastateurs qui se produiront un jour sur la côte ouest de l’Amérique du Nord. Mais comment mesurer l’impact potentiel d’un tremblement de terre?

Photo du professeur Pascal Audet de l'Université d'Ottawa

Crédit photo : uOttawa

Dans une nouvelle étude publiée dans l’édition du 7 mars de Science Advances, Pascal Audet, professeur agrégé en sciences de la Terre à l’Université d’Ottawa et Andrew Schaeffer, boursier Banting, décrivent comment une technologie semblable à l’échographie médicale — une technique d’imagerie utilisant des ondes sonores pour voir une structure interne — leur a servi pour confirmer comment la friction responsable des ruptures sismiques varie vers le bas le long de la ligne de faille. En évaluant la présence ou l’absence de fluides dans les roches, le professeur Audet et son collègue ont pu vérifier qu’à faible profondeur, les fluides sont libres de circuler à travers les roches et la friction est plus élevée là où des tremblements de terre se produisent. À plus grande profondeur, les fluides se trouvent piégés dans les roches et lubrifient la faille, ce qui diminue la friction et réduit la magnitude des séismes.

Ces découvertes importantes aideront les scientifiques à comprendre les facteurs responsables de la rupture d’un tremblement de terre dans les zones de subduction (où une plaque océanique plonge sous le continent), et peuvent être utilisées pour prédire le niveau des secousses lors d’un puissant séisme.

 

 

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